Lazaros Mavromatidis1,2,3,*
- Professeur des ENSA (HDR)
- École Nationale Supérieure d’Architecture Paris-Malaquais – Paris Sciences Lettres (PSL)
- Laboratoire Géométrie, Structure, Architecture (GSA)
DOI : https://doi.org/10.82585/wa8y-dx46
[Résumé : L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans l’éducation de l’architecture ouvre des horizons inédits en générant des images qui ont le potentiel de fonctionner comme des métasignes, à l’intersection de la sémiologie et des dynamiques scientifiques. S’inspirant de théories variées — de la physique à la sémiologie — cette approche vise à susciter un dialogue innovant entre les images générées par l’IA et différents cadres intellectuels, explorant leurs potentiels et leurs limites dans la pratique architecturale. Ces images ne sont pas des objets finis, mais des configurations dynamiques où l’entropie et l’exergie participent à l’exploration des possibles. L’IA, en optimisant les flux de données pour assurer la cohérence morphologique et narrative, produit des attracteurs visuels susceptibles de figer la pensée dans une standardisation. Ainsi, au-delà de la création d’images, il s’agit de questionner leur réception critique et leur capacité à générer de nouvelles narrations architecturales. Cette approche hybride, mêlant sciences physiques et sémiotiques, permet de concevoir l’IA comme un agent heuristique et dialogique, stimulant une réflexion sur les limites et la créativité dans la conception architecturale contemporaine.]
[Abstract : The integration of artificial intelligence (AI) into architectural education opens unprecedented horizons by generating images that have the potential to function as metasigns, at the intersection of semiology and scientific dynamics. Drawing inspiration from various theories — from physics to semiology — this approach aims to foster an innovative dialogue between AI-generated images and different intellectual frameworks, exploring both their potential and their limitations within architectural practice. These images are not finished objects but dynamic configurations where entropy and exergy contribute to the exploration of possibilities. By optimizing data flows to ensure morphological and narrative coherence, AI produces visual attractors that risk freezing thought into standardization. Thus, beyond the creation of images, the goal is to question their critical reception and their ability to generate new architectural narratives. This hybrid approach, blending physical sciences and semiotics, positions AI as a heuristic and dialogical agent, stimulating reflection on the limits and creativity in contemporary architectural design.]
